Conférence : Les professions du droit à l’assaut du digital

Mardi 12 février,
19h
Salle des Conseils
Centre Panthéon, 12 Place du Panthéon, 75005 Paris

avec Nicolas Bustamente de Doctrine, Alexandre Grux d’Hyperlex, Adrien Perrot d’APE, Fabrice Luzu de MyNotary.

Le numérique et le digital impactent sévèrement l’ensemble des professions et plus particulièrement les professions juridiques. Il est important alors de se demander comment les différents métiers du droit envisagent, anticipent et appréhendent l’impact de la digitalisation dans l’organisation même de leur travail. La question de la formation des juristes de demain est centrale ; l’intelligence artificielle fera-t-elle disparaître des métiers ou bien au contraire permettra au juriste de demain de s’élever et d’évoluer ? L’apparition des startups du droit (legaltech) permettent-elles aujourd’hui de parler de marché du droit ? Autant de questions auxquelles les réponses apportées ne sont pas toujours très claires. Rien de mieux qu’une direction juridique, un cabinet d’avocats, une legaltech et un notaire pour discuter et débattre de ces problématiques majeures du XXIème siècle.

L’Open Data privée se développe

L’openData privée est aussi d’actualité. Cet Open Data concerne les données des entreprises qui pourraient être exploitées par des acteurs extérieurs.

Certaines entreprises l’ont déjà mis en œuvre. C’est le cas par exemple de GRDF, d’Enedis. De manière plus inattendu, c’est aussi le cas d’Airbnb et d’Uber qui fournissent certaines données à la Ville de Paris afin qu’elle puisse mieux comprendre la circulation dans la capitale et les quartiers prisés des touristes. Ces données privées sont sources d’opportunité pour les start-up en leur permettant de compléter leurs propres données. Cette ouverture est à mettre en perspective avec les enjeux d’éthique. En effet, les entreprises aussi sont impactées par une attente de transparence appliquées aux pouvoirs publics.

 

Open Data publique et données publiables sans anonymisation

Un décret d’application dans le cadre de la loi pour une république numérique établit une liste de document n’ayant pas besoin d’anonymisation. C’est le cas par exemple de la base des permis de conduire, le registre national des élus, les résultats du baccalauréat, l’annuaire des professions réglementées (avocats, notaires) pour ne citer qu’eux. Cependant les données précisent comme les numéros de téléphones et les emails ne devront jamais être révélées.

La CNIL, partenaire de l’Éducation nationale

La CNIL et l’Éducation nationale ont conclu une convention sur le thème des données personnelles pour une durée de 3 ans. Elle a pour objet, d’une part de sensibiliser le corps enseignant à la problématique des données personnelles, ensuite de mettre en place des ressources pédagogiques à destination des élèves, et enfin de développer des projets innovants à base d’IA respectant les principes du RGPD. Un comité de pilotage devrait se réunir 2 fois par an.

2019, pire que 2018 en matière de cybersécurité ?

C’est ce que prévoit un rapport MacAfee Labs. Le marché des logiciels de cyberattaque devrait se renforcer, le virus étant désormais fourni comme un service aux organisation criminelles (Malware As A Service). Les ransomware et fraudes bancaires devraient augmenter grâce notamment au recours à l’IA, à des attaques informatiques mêlant à la fois phishing, stewware et malware. Le Cloud et les réseaux sociaux devraient devenir de plus en plus une cible.

Comment la blockchain peut-elle respecter nos données personnelles ?

 

Les liens entre rapport entre blockchain et RGPD sont encore incertains, le premier contrevenant à priori au second car d’une part, en étant décentralisé, il est impossible d’établir une responsabilité dans la gestion des données, d’autre part, il n’y a pas de droit à l’oubli possible pour des blockchain publiques dont l’écriture est définitive. Cependant, certaines interprétations rendraient les 2 univers compatibles. Par exemple la CNlL a déclaré que dans certain cas, celui qui inscrit la donnée pourrait être responsable de celle-ci. Il faudra attendre les travaux de l’European Data Protection Board, organisme européen de suivi du RGPD, pour convenir d’une solution au niveau européen. Par ailleurs, certains acteurs proposent comme solution d’utiliser la blockchain, non pour stocker les données, mais pour y laisser plus simplement des empreintes cryptographiques.

 

La formation française se mobilise en intelligence artificielle

Des écoles de commerce investissent dans l’IA. On peut citer HEC/Polytechnique bientôt en partenariat avec Natixis, Essec/Centrale Supelec, Audencia, Skema Business School s’apprête à lancer un laboratoire d’IA en finance aux États-Unis dirigé par un ancien professeur d’HEC Montréal et d’Harvard, l’EM Lyon a créé un institut d’IA, AIM Lyon, sur le thème du travail, avec des collaborations prévus avec le MIT et Stanford..

Le marché de l’emploi montre également l’engouement en la matière,

 

L’école aussi s’y prépare comme l’a montré les assises de l’intelligence artificielle pour l’école.