La CNIL, partenaire de l’Éducation nationale

La CNIL et l’Éducation nationale ont conclu une convention sur le thème des données personnelles pour une durée de 3 ans. Elle a pour objet, d’une part de sensibiliser le corps enseignant à la problématique des données personnelles, ensuite de mettre en place des ressources pédagogiques à destination des élèves, et enfin de développer des projets innovants à base d’IA respectant les principes du RGPD. Un comité de pilotage devrait se réunir 2 fois par an.

2019, pire que 2018 en matière de cybersécurité ?

C’est ce que prévoit un rapport MacAfee Labs. Le marché des logiciels de cyberattaque devrait se renforcer, le virus étant désormais fourni comme un service aux organisation criminelles (Malware As A Service). Les ransomware et fraudes bancaires devraient augmenter grâce notamment au recours à l’IA, à des attaques informatiques mêlant à la fois phishing, stewware et malware. Le Cloud et les réseaux sociaux devraient devenir de plus en plus une cible.

Comment la blockchain peut-elle respecter nos données personnelles ?

 

Les liens entre rapport entre blockchain et RGPD sont encore incertains, le premier contrevenant à priori au second car d’une part, en étant décentralisé, il est impossible d’établir une responsabilité dans la gestion des données, d’autre part, il n’y a pas de droit à l’oubli possible pour des blockchain publiques dont l’écriture est définitive. Cependant, certaines interprétations rendraient les 2 univers compatibles. Par exemple la CNlL a déclaré que dans certain cas, celui qui inscrit la donnée pourrait être responsable de celle-ci. Il faudra attendre les travaux de l’European Data Protection Board, organisme européen de suivi du RGPD, pour convenir d’une solution au niveau européen. Par ailleurs, certains acteurs proposent comme solution d’utiliser la blockchain, non pour stocker les données, mais pour y laisser plus simplement des empreintes cryptographiques.

 

La formation française se mobilise en intelligence artificielle

Des écoles de commerce investissent dans l’IA. On peut citer HEC/Polytechnique bientôt en partenariat avec Natixis, Essec/Centrale Supelec, Audencia, Skema Business School s’apprête à lancer un laboratoire d’IA en finance aux États-Unis dirigé par un ancien professeur d’HEC Montréal et d’Harvard, l’EM Lyon a créé un institut d’IA, AIM Lyon, sur le thème du travail, avec des collaborations prévus avec le MIT et Stanford..

Le marché de l’emploi montre également l’engouement en la matière,

 

L’école aussi s’y prépare comme l’a montré les assises de l’intelligence artificielle pour l’école.

Montréal, en pointe sur l’IA

La capital québécoise a été le siège d’une grande conférence internationale, le NeurIPS. La ville connait un vif intérêt en la matière qui serait dû, outre la qualité de vie chère aux talents convoités, aux formations réputées qui attirent les investisseurs et particulièrement celles de Yoshua Benguio, considéré comme un père de l’IA, fondateur du Mila (Institut des Algorithmes d’Apprentissage). La ville a également a su réunir universitaire, entreprises (Google, Ibm, Facebook, Microsfot, Havas, Thalès) et pouvoir publics.

La France et le Canada forment un groupe d’experts pour traiter de l’éthique dans l’intelligence artificielle

En reprenant, le GIEC applicable au climat, l’idée de ce GIEC de l’IA est de prévenir les entorses à l’éthique en faisant la promotion d’une IA responsable mais également de trouver entre ces deux pays une singularité et une existence face à la Chine et les États-Unis. Ils devraient être rejoint très bientôt par l’Union européenne et le Japon.

Une prochaine réunion aura lieu en 2019 lors du prochain G7 en France.

Ce groupe international d’experts en IA s’avère être nécessaire car des dérives souhaitent être évitées. Aux États-Unis, l’IA peut contribuer à fixer des peines de prisons ou interférer dans l’attribution de prestations sociales ou, après analyses de la personnalité ou des émotions, prédire la culpabilité d’un prévenu. En Angleterre, la reconnaissance faciale sera testée dans le cadre de visites dans les prisons. L’éthique a aussi été débattu lors d’un forum au Maroc notamment au sujet de la vie privé. Sundar Pichai, CEO de Google appelle les géants du web à s’autoréguler.

Des voix s’élèvent également pour limiter les biais humains qui nuisent à l’objectivité des algorithmes en y codant des préjugés (des modèles d’IA récents avaient abouti des décisions racistes ou misogyne). Le sujet est déjà bien réel en matière de recrutement où il est déjà possible de passer des entretiens vidéos face à un recruteur d’IA qui établit un score à travers les critères suivants : diversité du vocabulaire, analyse des émotions .

L’éthique doit être présente dès la conception des algorithmes, c’est ce qu’on appelle ethic by design, l’évènement Technolex 2018, mettant en scène un procès fictif de 2 robots a pu le rappeler.

Intelligence artificielle, les entreprises françaises à la traîne

Une étude de BCG Gamma pointe le retard des entreprises françaises par rapport aux entreprises chinoises. Ces dernières ont proportionnellement développé plus de projets en IA, et plus ont abouti ou sont en développement. En cause, le management : des études préalables et un cycle d’innovation seraient trop longs et un fonctionnement en silo ne serait pas adapté au développement de projet d’IA.

Un rapport parlementaire pour une « blockchain nation »

Ce rapport invite à investir dans la blockchain. Plusieurs possibles utilisations ont été évoquées : authentification des diplômes, des comptes d’entreprises (déjà expérimentée en Suisse), des cartes grises, traçabilité des produits en agroalimentaire.

Ce rapport émet plusieurs recommandations :  Investir cette technologie à hauteur de 500 millions d’euro, soutenir un écosystème, adapter le régime de preuve/ signature électronique, évaluer l’opportunité de donner un statut « tiers de confiance numérique », audit des normes liées, l’utiliser pour améliorer le service public, établissement d’une crypto monnaie par une banque centrale (BCE ou Banque de France) et développer les fermes de minages en France.

Les legaltech n’ubériseront pas les acteurs de la propriété intellectuelle

Une uberisation des métiers de l’IP serait ici peu probable. Si certains acteurs proposent déjà des solutions innovantes comme YesMy patent (cabinet de conseil en PI en ligne), IPchain Database (dépôt par blockchain), Lexdev, d’autres systèmes de traçabilité de œuvres par blockchain, lutte contre la contrefaçon, le métier va évoluer sans être disrupté. Les mandataires et conseils demeureront toujours incontournables grâce notamment à leur expertise. Ces services devraient être progressivement intégrés par les acteurs traditionnels.