Rencontre avec l’équipe du Village de la Justice

https://www.village-justice.com/articles/petites-lecons-ecriture-usage-des-juristes-demain,29760.html

AVOCATS, JURISTES, ETUDIANTS… 5 LEÇONS POUR PUBLIER!

Lorsque le Village de la Justice et le DU Transformation Digitale du Droit se rencontrent ça donne un volcan d’idées et de propositions pour rédiger sur le web. Christophe ALBERT et une partie de son équipe sont venus donner un séminaire de cours aux étudiants du DU autour de la problématique « Comment bien rédiger sur le Web? ».

L’équipe d’Assas Future of Law vous souhaite une bonne lecture et en profite pour remercier Village de la Justice pour sa contribution!

Stay disruptive!

L’équipe AFL

 

RETOUR SUR LE HACKATON!

Le DU Transformation Digitale du Droit et Legaltech a gagné!

Félicitations à :

Cédric PAPOZ (Chef de projet),
Sacha GAILLARD (analyste et pitcheur),
Catherine BENARD-LOTZ (UX Designer et analyste),
Julie MAZEAUD (analyste et picheuse),
Delphine AMIOT (analyste financière);
Sans oublier nos deux amis belges qui ont prêté main forte à l’équipe pour la réalisation du projet:
Berton LUTINA (ingénieur programmeur)
Deogracias KABANDA (analyse marché belge)

Ce week-end avait lieu le premier hackaton organisé par l’incubateur européen du barreau de Bruxelles. Très belle réussite de cet évènement qui a réuni 7 équipes et qui ont travaillé pendant 36h de suite.

La problématique? Créer une plateforme digitale facilitant le recouvrement de créances pour l’avocat.

L’idée de l’équipe Assas Hacking the Law? Le modèle de la plateforme est celui d’une legaltech à laquelle adhère les avocats, en proposant aux clients potentiels de compléter les éléments et télécharger des documents qui permettront leur recouvrement de créances. Cette solution permettra de traiter et d’anticiper autant que faire se peut le recouvrement de créances en phase amiable.

Ces 36h ont été une superbe expérience pour les étudiants du DU qui ont pu faire davantage connaissance, qui ont pu évoluer ensemble dans un environnement de travail intensif! Ils ont porté haut les couleurs de notre Université!

Un nouveau trophée, pour notre diplôme, celui du prix de l’incubateur du barreau de Bruxelles. Toute l’équipe du Diplôme tient à remercier l’ensemble des organisateurs et particulièrement l’ordre des avocats français du Barreau de Bruxelles pour l’excellente organisation de cet évènement!

Stay Disruptive!

Votre équipe AFL

Conférence – Avenir de la profession d’avocat : on refait le match ! – 18 octobre à 17 h

Assas Future of Law et SECIB vous convient à l’EFB pour leur conférence sur l’avenir de la profession d’avocat, mis en lumière par le rapport français remis par Maître Kami Haeri en février 2017 et celui remis en février 2018 par Maîtres Patrick Henry et Patrick Hofströssler.

Nous vous proposons un regard croisé sur ces rapports :
– Où en sommes-nous depuis leur remise ?
– Les préconisations proposées ont-elles été prises en compte ?
– Quels ont été les freins rencontrés ?

A cette occasion, les problématiques de la profession d’avocat rencontrées par d’autres pays européens seront abordées. Nous mettrons en perspective les similitudes et les solutions apportées, ainsi que leurs visions de l’avenir.

Le Directeur de l’EFB, Monsieur Pierre Berlioz, nous fera l’honneur d’introduire les débats.

Venez échanger avec les auteurs des rapports, Maître Kami Haeri et Maître Patrick Henry, ainsi qu’avec Maître Olivier Raynaud, président de l’incubateur du Barreau de Marseille lors d’une conférence interactive qui sera suivie d’un cocktail de clôture.

INSCRIPTION & PROGRAMME

Rendez-vous dans l’auditorium de l’EFB pour échanger sur l’avenir de notre belle profession !

Assas Future of Law interview Legal F

Assas Future of Law interview Legal F

« Lorsqu’on à le droit comme matière principale de sa Legaltech, on se doit d’avoir un produit qui est rigoureux dès le départ » Hamdi OUAISSI, fondateur de Lexdev, Legal F. De la rigueur oui mais aussi du fun!  C’est ce que nous propose Legal F, l’association des Legaltech incubées à la Station F et composée de :

  • Case Law Analytics, quantifier le risque juridique par l’Intelligence Artificielle
  • Lexdev, automatisation de contrats et documents juridiques
  • Le droit pour moi, 1er site d’information juridique et pratique conçu pour les non-juristes
  • Share your knowledge, réseau dédié exclusivement aux professionnels du droit et du chiffre qui leur permet d’échanger des informations en temps réel et de valoriser leurs compétences où qu’ils se trouvent

Profitez de cette interview exclusive et à bientôt sur notre chaine Youtube!

Pourquoi faut-il transformer le Droit et sa pratique en « évangélisant » ses acteurs ? (1/3)

Co-écrit par Meysa SY, Juriste Tech chez Cassius Avocats et, Sliven BENAMER, Juriste NTIC au sein du Groupe POMONA. Etudiants du DU Transformation Digitale du Droit et Legaltech

Episode 1/3 : l’évangélisation des facultés de droit

S’il y a bien un métier qui gagnerait à être mieux connu du public en 2018, c’est celui « d’évangéliste digital ». Pas encore incontournable mais déjà essentiel dans toutes les entreprises amenées à faire leur transformation digitale : mais en quoi consiste ce métier ? L’évangéliste digital a pour mission de promouvoir les innovations technologiques dans le but de les faire adopter comme nouveaux standards au sein des organisations dans lesquelles il évolue. C’est celui qui rassemble, convainc et rassure sur la nécessité de suivre « l’élan » de la transformation digitale.

Les entreprises françaises sont aujourd’hui de plus en plus nombreuses à saisir l’intérêt d’investir le champ du digital. Elles y parviennent très souvent avec l’aide d’évangélistes digitaux chevronnés qui consacrent toute leur énergie à convaincre des utilisateurs souvent réticents.

Comment cette transformation se matérialise dans le domaine du droit et auprès de ses acteurs ?

La révolution digitale suit son cours et les professions juridiques observent les premières conséquences avec attention, hésitant entre fascination et scepticisme. Les enjeux sont importants, le digital peut bouleverser un marché en anéantissant ou en révélant des « business ». Les acteurs ont pris conscience de cette réalité et commencent à se saisir timidement du sujet. Il faudra du temps pour achever ce mouvement qui n’en n’est encore qu’à ses balbutiements.

Il est d’ailleurs réjouissant de voir que des initiatives sont lancées un peu partout en France, avec pour ambition de résoudre des problématiques d’accès au droit, d’accès à la justice ou de formation juridique grâce au digital.

Les étudiants et professeurs du Diplôme Universitaire Transformation digital du droit et Legaltech de l’Université Paris 2 Panthéon-Assas ont décidé de contribuer à ce mouvement en interpellant directement les différents acteurs sur la nécessité d’agir. Il convient d’appréhender le développement exponentiel des technologies innovantes et souvent disruptives qui prennent place au sein de notre société.

C’est pourquoi nous pensons qu’il devient essentiel d’évangéliser les acteurs pour une mise en œuvre « plus rapide » de la transformation digitale dans notre pays. Nous en avons identifiés trois, qui jouent un rôle vital dans la réussite de ce projet national. Le premier « épisode » de cette trilogie sera consacré aux facultés de droit.

Les facultés de droit peuvent-elles faire face au digital ?

Comme toutes les organisations, les Universités françaises ne sont pas des exceptions : elles doivent s’adapter à ce nouvel écosystème et répondre aux évolutions du marché juridique.

Aujourd’hui, nous faisons face à la réalité suivante : les consommateurs du droit obligent les professionnels de la matière à repenser leurs offres de services juridiques. Ils les contraignent au changement, à la transformation.

Pour Stéphane LARRIERE, Directeur juridique et bloggeur, les plateformes et la digitalisation du droit transforment les consommateurs en « consommacteur » . C’est dans cette perspective, que, les étudiants, en tant que consommateurs de connaissances juridiques, doivent participer avec leurs professeurs à créer le modèle d’enseignement qui permettra de servir les futurs juristes français, qui ne pourront bientôt plus exercer sans avoir été « évangélisés ».

Comment procéder à la transformation digitale de nos facultés de droit ?

Certains professeurs se sont tout simplement lancés dans la digitalisation via les réseaux sociaux : quelle fut la surprise en découvrant fin 2016 le Professeur Bruno DONDERO donner son premier cours de droit sur Facebook live ! Cette belle initiative, qui gagnerait selon nous à être propagée, montre que les Universités se saisissent progressivement des outils digitaux. Le chemin est encore long et loin d’être dégagé, mais les Universités sont en marchent et notre DU en est la preuve !

En 2018, nous utilisons la technologie en continue, elle fait partie intégrante de nos vies. L’enregistrement et la diffusion sur des plateformes e-learning des cours dispensés par les professeurs de droit doivent venir compléter les enseignements actuels. Cette complémentarité permettra aux étudiants de suivre des cours par différents canaux, en « direct » avec leur professeur ou en restant chez eux, via un enregistrement en ligne sur internet. Le savoir ne doit pas rester entre les « murs de la fac » !

Nous remarquons aussi que l ‘enseignement subit une concurrence de plus en plus agressive de la part des MOOCs (Massive Open Online Course) qui proposent une offre différente de ce que proposait les Universités jusqu’à maintenant : c’est le cas par exemple d’Edx ou de Coursera . La riposte s’organise toutefois avec la création de MOOCs par les Universités, Sorbonne et Nanterre notamment.

Par ailleurs, s’agissant de la pédagogie, notre système d’enseignement ne permet pas encore une parfaite interactivité. Il faut généraliser la possibilité donnée aux étudiants de s’exprimer, de donner leurs avis et même d’échanger avec leurs professeurs durant les cours d’amphithéâtre comme on le fait en Facebook Live ou avec certains MOOCs.

Aujourd’hui encore, certains professeurs se contentent de dicter leurs propres manuels devant des étudiants consternés de voir le peu de valeur ajoutée qu’il y a à assister aux cours… Certes, le nombre d’étudiants parfois très élevé peut constituer un frein aux échanges avec ces derniers.

En effet, il est compliqué pour un professeur enseignant en première année de droit d’échanger dans un amphithéâtre accueillant plus de 1500 étudiants. Ce problème de place est à corréler avec un problème de moyens des Universités françaises. Sur ce point précis, la transformation digitale peut être la solution. Certaines facultés l’ont compris et mettent en place des plateformes d’échanges entre étudiants et professeurs.

La problématique posée en termes d’adoption d’outils technologiques dans l’enseignement ne permet cependant pas de traiter le sujet dans sa globalité. Le contenu de la formation doit lui aussi évoluer à la lumière de l’évolution sociétale que nous venons de décrire.

De façon générale, les Professeurs s’accordent pour dire que la faculté de droit n’est pas un endroit pour « professionnaliser » les étudiants. Il s’agit selon eux de leur donner un bagage théorique qu’ils devront mettre en œuvre dans leurs vies professionnelles. « Construire des cerveaux bien fait » n’a jamais été un tort, il convient de le faire tout en préparant les juristes à l’exercice de leur métier de demain.

Que les choses soient claires : la faculté de droit se doit aujourd’hui de former les futures juristes sans faire abstraction du monde professionnel. Cela passe par l’interdisciplinarité où se mêle le droit, l’économie, le numérique. En outre, enseigner de nouvelles matières comme l’introduction à l’intelligence artificielle ou à la Blockchain, la gestion de projet, le marketing, la communication, etc. permet de mieux préparer les étudiants à la demande du marché. Intégrer l’innovation technologique dans le cursus universitaire nous semble donc primordial.

C’est ainsi par exemple que le programme « Former le juriste de demain » d’OPEN LAW prend tout son sens : « le numérique bouleverse la pratique et la perception du droit et implique de repenser le rôle du juriste. » . La formation universitaire doit donc se réinventer en s’appropriant la culture du digital.

Il faudra alors peut être convaincre les derniers enseignants réticents, de la nécessité de changer, d’adapter leur profession à l’évolution culturelle. La génération Z est une population adepte des réseaux sociaux et elle troquerait bien volontiers un cours en amphithéâtre contre une vidéo et des outils digitaux bien plus attractifs pour elle. Cela permettrait aussi aux enseignants nerveux, lorsqu’ils voient un étudiant sortir son smartphone en plein cours, d’être apaisés : « on suit votre cours Professeur ! ».

Ne reste qu’à se donner les moyens à nos ambitions. « L’enjeux en vaut la chandelle ! ». La preuve en est, Harvard X et MIT X, très tôt portés sur les MOOCS, ont publié un rapport en 2016, dans lequel on constate qu’en « 4 ans, 2.4 millions d’utilisateurs uniques se sont inscrits à des MOOC des deux institutions, soit 4.5 millions d’inscriptions… » . Les chiffres parlent d’eux-mêmes…

Au final, il semblerait qu’en France, l’évangélisation de l’enseignement du droit progresse à petits pas.

Les professions juridiques se portent-elles mieux ?

Conférence : La transformation des cabinets d’avocats à l’ère du digital : mode d’emploi

Le compte à rebours est lancé

L’association Assas Future of Law, représentante du diplôme Transformation digitale du droit et Legaltech, est fière de vous convier à sa première conférence sur « La transformation des cabinets d’avocats à l’ère du digital : mode d’emploi » le 18 avril à partir de 18h30 à l’ENS, en partenariat avec LexisNexis, Le Village de la Justice et Le Centre de Recherche en Economie et Droit (CRED) de l’Université Paris II Panthéon-Assas.

Pour plus d’informations, cliquez ici